Le PLR confirme son statut de premier parti vaudois
15 avril 2011
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Les élections communales étaient celles de tous les dangers pour le PLR. Commentateurs, analystes et observateurs ne pariaient pas un sou sur la capacité des Libéraux-Radicaux à gagner. Tous se sont trompés : le PLR passe en effet de la première place à… la première place ! |
Par la stabilité globale de leurs résultats, les élections communales de l’année 2011 ne laisseront certainement pas un souvenir impérissable dans les livres d’histoire. En revanche, dans les annales du PLR, elles seront celles du renouveau. Alors que les commentateurs doutaient de la capacité des Libéraux-Radicaux à tirer leur épingle du jeu et pronostiquaient une nouvelle descente aux enfers, le PLR a résisté de belle manière. Mieux : il a aussi progressé.
Progression effective dans les villes de plus de 7'000 habitants
L’un des objectifs du PLR consistait à progresser dans les 18 villes vaudoises de plus de 7'000 habitants. Si les plus grandes restent certes en mains roses-rouges-vertes par la grâce des alliances (lire l’encadré ci-contre), le PLR progresse toutefois dans onze d’entre elles. Sept sections améliorent ainsi leurs résultats dans les législatifs: Aigle (+6.5%), Ecublens (+5.8%), Morges (+1.9%), Montreux (+1.6%), Pully (+0.9%), Epalinges (+0.9%) et Lutry (+0.4%). Et cinq progressent dans les exécutifs : Payerne (+2 sièges), Ecublens (+2), Aigle (+1), Gland (+1) et Crissier (+1).
Ces résultats sont d’autant plus satisfaisants qu’ils démentent l’image dessinée par la presse d’un parti qui ne survit que par son ancrage dans les régions périphériques. En progressant dans l’agglomération lausannoise (dans les législatifs de Pully, Epalinges, Lutry et dans les exécutifs de Crissier et Ecublens), le PLR démontre en effet qu’il est aussi en phase avec l’électorat urbain. Sur le total des 18 villes, il détient ainsi 40,6% des sièges dans les exécutifs.
Près de 40% des sièges dans les exécutifs en mains du PLR
Autre objectif : résister à la multiplication des partis sur la droite de l’échiquier. Concurrencé sur sa gauche par les Vert’libéraux et sur sa droite par l’UDC, le PLR aurait pu perdre de nombreuses plumes. Il n’en est rien, puisqu’il reste très largement le premier parti vaudois, avec près de 4 sièges sur 10 dans les législatifs. Comparé au PS, ce résultat prend toute sa valeur: alors que la concurrence des Verts fait perdre aux socialistes près de 10% de leurs élus, celle de l’UDC n’érode le PLR qu’à hauteur de 1.6%. Dans le contexte actuel, c’est un vrai tour de force.
Forte progression de la représentation féminine du PLR
Autre satisfaction : la progression des femmes PLR dans les exécutifs. Le nombre de représentantes libérales-radicales siégeant dans les municipalités passe ainsi de 19 à 25. Les nouvelles élues sont Gloria Capt à Yverdon, Isabelle Rime à Aigle, Anne-Claude Gilli à Ecublens, Christine Girod à Gland, Josephine Byrne à Rolle, Corinne Ingold à Villeneuve, Christine Winkler à Blonay, Madeline Dvorak à Vallorbe, Sally-Anne Jufer à Ollon, Antoinette Siffert à St-Légier et Sandrine Chablais à Corcelles/Payerne.
Majorité de syndics PLR dans les villes
Enfin, le PLR est également en passe d’augmenter le nombre de ses syndics. Dans les 18 villes vaudoises de plus de 7'000 habitants, il a d’ores et déjà gagné deux syndicatures détenues jusqu’ici par des socialistes - avec Laurent Wehrli à Montreux et Gil Reichen à Pully - et la syndicature de Payerne avec Christelle Luisier. Si le nouveau vote de la Tour-de-Peilz (2e tour annulé) permet aux Libéraux-radicaux de conserver la syndicature, le PLR détiendra alors 50% des postes de syndics dans les 18 communes vaudoises de plus de 7'000 habitants. Sans parler des plus petites localités de Ste-Croix, Ollon, Bourg-en-Lavaux, Avenches et Chavornay, où de nouvelles syndicatures pourraient passer en mains libérales-radicales.
Bref, on pronostiquait la chute du PLR, mais il a confirmé son statut de premier parti vaudois. On le disait présent uniquement dans les bourgs, mais il confirme à Montreux et progresse dans l’agglomération lausannoise. On le disait machiste, mais il augmente largement sa représentation féminine. Et on prétendait que le mariage libéral-radical ne conduirait qu’à la poursuite de son érosion. Mais il compte de belles progressions. A tous ceux qui ont mouillé leur chemise et à nos électeurs : merci !
Par Gilles Meystre
Secrétaire politique PLR.Les Radicaux VD






